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Z.O.O.

Après  » Meurtre dans un jardin anglais « , le nouveau film de Greenaway fait figure d’événement. Et l’on retrouve, en effet, dans  » Z.O.O.  » le soin apporté aux images, la construction minutieuse du scénario et du montage, et l’importance accordée à la bande-son, en l’occurrence, montage-démontage, par variations et décomposition successive, de  » L’Hiver  » de Purcell. En fait, tout le film est un jeu, strictement réglé, de signes visuels, sonores et conceptuels. Illustration du simple et du double, de l’unique et du symétrique,  » Z.O.O.  » – dont le titre anglais est clair – peut se lire comme une (nouvelle) réflexion sur l’homme et le cosmos, la vie et la décomposition, l’homme et l’animal… Des correspondances explicites fonctionnent dans tout le film, entre les différents éléments : ainsi de van Meegeren (créateur de faux Vermeer) et du délire du chirurgien, à la recherche de l’œuvre d’art vivante ; de l’opposition des couleurs, chaudes dans un appartement en fouillis, et froides, dans un ordre rigoureux, dans l’appartement de l’autre frère. De même, la chambre d’hôpital d’Alba se transforme en son propre double, chambre-salon-bordel ; le documentaire sans cesse visionné s’accompagne, ce qui le dédouble, des photos évolutives des êtres vivants en voie de pourrissement. Et encore, à la femme-tronc répond le dédoublement des siamois et la naissance des êtres doubles dans un même œuf, les jumeaux, correspondance annoncée dès le début par le cygne (Zeus et Léda). Ainsi de suite. L’introduction narrative des escargots (le domaine d’Alba est remarquable par la profusion des escargots) se développe progressivement pour envahir l’écran et devenir le corps des deux frères. Une telle régularité, répercutée sur toutes les silhouettes qui traversent le film, enthousiasmera les uns, qui y verront l’éblouissement de l’absurde. Les autres y liront une volonté systématiquement et formellement réalisée, répétitive, lassante et prétentieuse. N’est pas Pascal qui veut… G. Pe