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Zouzou

Après avoir eu les faveurs d’une sortie en salle avec son dernier court métrage, Monsieur l’abbé (distribué au sein du programme Il était une foi, avec celui de Diego et Luca Governatori, Vita di Giacomo), Blandine Lenoir passe ici au long format. Étuve intergénérationnelle (mère, filles et petite-fille d’une même famille en sont les personnages principaux) vouée tout entière à évoquer la condition féminine contemporaine, Zouzou prolonge et “contemporanéise” les préoccupations à l’œuvre dans son précédent film. Mais le souci est que le récit se voit ostensiblement assujetti à des visées militantes et sociologiques. Chaque personnage semble voué à prendre place au sein d’un catalogue de caractères, et nombre des conversations qu’ils entretiennent à s’orienter sur la place des femmes dans la société. Or, ce qui fonctionnait au sein d’un dispositif à la fois simple et singulier (dans Monsieur l’abbé, des comédiens interprétaient, face caméra, des lettres adressées, à partir des années 1920, à l’Abbé Viollet par des catholiques s’interrogeant sur leurs devoirs conjugaux et pratiques sexuelles), peine ici à se fondre dans une forme plus classique. Blandine Lenoir a beau tenter d’insuffler, dans les interstices du récit (l’irruption d’une actrice en proie à l’hystérie, les personnages de Philippe Rebbot et Olivier Broche évoquant leurs soucis de calvitie), un peu de fiction affranchie de tout programme discursif, rien n’affleure qui ne semble l’excipient – ou le véhicule – d’un propos. Reste l’énergique interprétation des comédiens, Jeanne Ferron en tête, dans laquelle on devine une part – joyeuse, par endroits – d’improvisation. _T.F.