Warning: Cannot assign an empty string to a string offset in /home/www/fdcprod/wp-content/themes/hague/inc/template-custom.php on line 161
Search for content, post, videos

Young Ones

Remarqué en 2007 à Sundance et Karlovy Vary pour The Good Night (un film ignoré en France), Jake Paltrow revient une fois encore auréolé de l’estampille de qualité “Sundance”. Pourquoi ? Mystère, tant ce laborieux pensum est dénué de toute originalité. Un Jean de Florette (certes, la référence peut surprendre, mais le thème – la rivalité pour l’eau – est le même) à la sauce western-fiction, sans le talent de Marcel Pagnol ni de Claude Berri. Futur oblige, l’âne a été remplacé par un robot, la seule invention un peu convaincante de ces cent minutes qui paraissent le double et qui, dès les premières images, flirtent avec le ridicule. Young Ones est empli de références mal digérées : sans vergogne, Paltrow se réclame dans ses déclarations de Howard Hawks et Anthony Mann (excusez du peu !), et aussi de Sergio Leone (Il était une fois dans l’Ouest, c’était aussi une histoire d’eau) et Corbucci, dont il a effectivement retenu tous les défauts mais oublié la verve passagère et le possible humour ! Paltrow a artificiellement découpé son film en trois chapitres prétendument centrés chacun sur l’un des trois protagonistes masculins (ça, ça fait chic !), et l’a bourré d’effets boursouflés et vains (scénario artificiellement décousu, cadrages tarabiscotés, fondus soulignés par une musique d’une rare pauvreté). Alors, on se raccroche aux personnages ? Même pas, tant ils sont minorés (à l’exception très fugace de la mère au squelette externe) et tant la direction d’acteurs est aléatoire (pauvre Michael Shannon !). Du coup, seul surnage le “Simulit Shadow”, ce robot dont les souffrances finissent par nous émouvoir, faute de mieux ! _Ch.B.