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Vie Rêvée De Walter Mitty

Ben Stiller vit plutôt bien sa crise de la cinquantaine en réalisant, produisant et jouant dans La Vie rêvée de Walter Mitty, une histoire tirée de la nouvelle de James Thurber, déjà adaptée au cinéma en 1947 (La Vie secrète de Walter Mitty de Norman McLeod). L’acteur, qui signe ici sa cinquième réalisation, peut se faire plaisir avec un budget de 90 millions de dollars et s’offrir des décors de rêve, trois continents en deux heures, des scènes d’action explosives – qui se passent dans l’imagination de Walter – et des seconds rôles en pleine ascension, dont Kristen Wiig (Mes meilleures amies). Stiller essaye aussi de capturer le maximum de genres dans son film : du quasi documentaire, lorsqu’il filme un volcan en éruption, au film d’action lorsqu’il se jette du métro, en passant par le mélodrame – dans la façon dont il prend soin de sa famille depuis la mort prématurée de son père. Le cinéaste veut que le spectateur se sente dépaysé, qu’il s’instruise en voyageant avec Walter, qu’il compatisse lorsque sa direction l’humilie, qu’il rie de ses moments de rêveries et qu’il verse une larme lorsque sa collègue Cheryl comprend qui il est réellement. Dans le fond, La Vie rêvée de Walter Mitty est tout simplement une comédie romantique, avec des acteurs justes et de belles images. Stiller tente d’y ajouter un message nostalgique sur l’ère de la presse papier et l’importance des “vraies” relations en dehors d’Internet. Trop ambitieux, il tente une sorte de remake décalé de L’Odyssée, se frotte (trop superficiellement hélas) à la forme du “bildungsroman”, mais se refuse à miser sur son potentiel comique (comme sur celui de Wiig). Mais, s’il assume de n’être jamais vraiment drôle, le film ne s’applique pas non plus suffisamment à développer la dimension mélancolique de son sujet. _Ir.B.