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Un Amour D’hiver

Signé Akiva Goldsman, ce long métrage est à rapprocher de ceux où il sévissait comme producteur ou scénariste (Je suis une légende ou Da Vinci Code). On y retrouve les mêmes acteurs, comme Russell Crowe ou Will Smith (ici deux anges déchus, Smith incarnant Lucifer himself !). Adapté d’un pavé de Mark Helprin, ce conte fantastique et sentimental se veut aussi une réflexion métaphysique new-age sur le destin, sur la lumière qui, en dépit des forces du Mal, régit l’univers, sur l’unité cosmique de notre présence sur Terre, sur les miracles que nous devons accomplir (si tant est que nous soyons doués pour les réaliser…), bref, il nous entraîne dans une histoire amphigourique et grotesque, impossible à conseiller – fut-ce aux amateurs de nanars désirant s’amuser en groupe devant un DVD gratiné – tout simplement parce que le ton sentencieux du pensum est, avant d’être sirupeux, prétentieux (les premiers mots sont les suivants : “Le temps et les distances sont contraires aux apparences…”). Kitsch au possible, les décors sentent la naphtaline et les effets spéciaux, comme le cheval ailé ou la métamorphose des démons, tournent au Grand-Guignol. Si les acteurs principaux sont fadasses, le reste de la distribution est à l’avenant, Jennifer Connelly ou William Hurt compris. Seule Eva Marie Saint provoque la surprise et l’émotion. Elle est donc encore vivante, et bien vivante ! Mais tout de suite après, un simple calcul mental nous dit que la petite Willa, entre 1916 et 2014, a vieilli… de 98 ans ! Comment cette plus que centenaire pourrait-elle être dès lors cette éditrice encore fringante ? On n’est pas à un miracle près ! _M.B.