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Tu Veux Ou Tu Veux Pas

Six ans après son dernier film, Tonie Marshall renoue avec la comédie dans Tu veux ou tu veux pas. Si l’on pouvait pardonner les nombreux défauts de Passe-passe grâce, entre autres, à la tendre désinvolture de Nathalie Baye, il n’en va pas de même ici. Car s’il est un point essentiel sur lequel il vaut mieux ne pas se rater, lorsque l’on effleure le genre de la comédie romantique, c’est bien sur le duo qui en tient l’affiche. Comme dans Passe-passe, l’histoire repose sur l’alchimie entre deux personnages. Or, il apparaît assez clairement que le tandem Patrick Bruel / Sophie Marceau ne produit aucune étincelle. Dès lors, tout ce qui pourrait sembler pardonnable ne l’est plus. Même si le jeu de l’un et de l’autre est assez juste individuellement, les scènes où ils sont réunis (c’est-à-dire pendant les deux tiers du film) sont maladroites, et lorgnent du côté d’un interminable vaudeville, tant les situations et les dialogues sont pesants, et servent un propos caricatural : pourquoi une femme définie comme libre devrait-elle être présentée comme une caricature d’homme au féminin ? Tonie Marshall use et abuse du cliché de l’“homme à femmes”, pour créer aussitôt un autre cliché… sur les femmes, cette fois. La fin s’en trouve alors d’autant moins crédible, avec la soudaine envie qu’a Judith (Sophie Marceau) de se “poser” avec Lambert (Patrick Bruel), et s’enferme donc de nouveau dans un cliché. Il est dommage de donner à voir des personnages complètement farfelus pour les mener vers un happy end à ce point conventionnel, et sans intérêt aucun quant aux sujets que le film prétendait aborder, mais n’aura fait hélas qu’effleurer – le désir, la liberté, le féminisme. _D.C.