Warning: Cannot assign an empty string to a string offset in /home/www/fdcprod/wp-content/themes/hague/inc/template-custom.php on line 161
Search for content, post, videos

Triple Alliance

Nick Cassavetes étant plutôt abonné aux drames (She’s So Lovely, Alpha Dog) et aux mélos (Ma vie pour la tienne), on se demande pourquoi les producteurs à l’origine de cette pochade ont fait appel à lui. Car Triple alliance nous sert une triple dose de clichés, de gags lourds et de personnages caricaturaux. Le pitch de départ augurait pourtant d’un potentiel comique certain. La femme, la maîtresse et l’amante d’un serial séducteur s’unissent pour se venger dudit briseur de cœur. La première demi-heure, assez réussie, révèle un casting tout en blondeur plutôt judicieux. Leslie Mann, Madame Apatow à la ville, prête sa voix de crécelle et son énergie communicative à l’épouse naïve ; Cameron Diaz, son savoir-faire éprouvé dans le mélange sexy-rigolote ; et Kate Upton, sa plastique généreuse (et guère plus) au rôle de bimbo au grand cœur. Las, cette variation sur l’amitié féminine ne fait que cantonner les personnages féminins à des archétypes éculés d’épouse modèle, avocate impitoyable ou forte poitrine décérébrée. Car, et c’est bien le comble du mauvais goût pour un buddy movie au féminin, les héroïnes et leur amitié n’existent que par l’homme qui les a trompées, seul et unique sujet de leurs conversations, pensées, motivations, joué qui plus est par un Nikolaj Coster-Waldau au charisme de radis. Hormis quelques situations amusantes, notamment dues à Cameron Diaz, qui n’a pas peur du ridicule (on pense notamment à un gag impliquant un dogue allemand), Cassavetes se sent obligé de céder à un humour facile, ponctué de déjections (vomi, pets, diarrhée), y compris canine, dont on ne comprend pas bien à qui il s’adresse. Pas à nous en tout cas. _I.B.