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Tarzan

Il faut croire que certaines histoires, pourtant promues au rang de classiques, ne se suffisent plus à elles-mêmes, que seule une logique compilatrice et roborative soit à même d’en renouveler le récit. Et que, faute d’être en mesure de porter sur elles un regard nouveau, on puisse s’en croire réduit à les délayer dans un maelstrom de péripéties. Amorçant son récit par le crash, voici soixante millions d’années, d’une météorite en plein cœur de l’Afrique – l’occasion de montrer quelques dinosaures, ça fait toujours plaisir aux enfants – Reinhard Kloos réinvestit aussitôt les bases du Tarzan canonique (“Moi Tarzan, toi Jane”, pirouettes d’une liane à l’autre et combat au couteau contre les crocodiles), qu’il transpose toutefois à notre époque. Après quoi l’auteur, qui décidément ne sait à quel saint se vouer, furète un temps du côté de la romance teenager – chanson de Coldplay à l’appui – opère la jonction entre un classique rigoureusement contemporain de l’œuvre de Rice Burroughs, Le Monde perdu de Sir Arthur Conan Doyle, et Avatar de James Cameron – découverte d’une faune inédite et foisonnante, plantes carnivores géantes et opalescentes – et pastiche allègrement une séquence des Aventuriers de l’arche perdue, pour finalement emballer le tout dans le vague écologisme en vogue. Si, en termes d’animation, les décors s’avèrent plutôt réussis, les expressions des personnages, réalisées en motion capture, sont, quant à elles, d’une pauvreté déconcertante. Entre reproduction scrupuleuse des motifs d’origine et apartés sommairement greffés, cette énième version de Tarzan ne semble alors qu’un simple décorum, que survole une caméra anonyme. _T.F.