Warning: Cannot assign an empty string to a string offset in /home/www/fdcprod/wp-content/themes/hague/inc/template-custom.php on line 161
Search for content, post, videos

Sex Tape

Membre historique de l’écurie Apatow (pour avoir signé plusieurs épisodes de la série Freaks and Geeks), Jake Kasdan y fait figure d’honnête faiseur (quand Nicholas Stoller ou Greg Mottola sont, eux, d’authentiques auteurs). En effet, on lui doit le négligeable Bad Teacher (qui mettait déjà en scène Cameron Diaz et Jason Segel) mais aussi le savoureux Walk Hard : The Dewey Cox Story, une parodie de biopic musical inédite en France. Avec Sex Tape semble se confirmer l’essoufflement d’une certaine comédie américaine. Le film n’a d’intérêt que par son évidente parenté avec les récents 40 ans, mode d’emploi (J. Apatow) et Nos pires voisins : après le temps des (plus ou moins) jeunes gens rêvant à leur “première fois” (Supergrave ou 40 ans, toujours puceau…), voici venu celui des trentenaires et quadragénaires peinant à se rappeler la dernière. La grande affaire de ce cinéma-là, c’est ainsi le récit d’une (re)conquête permanente, chaque palier franchi (dépucelage, passage à l’âge adulte, vie à deux…) ne valant que pour la promesse d’une prochaine crise de croissance. Mais l’unique horizon de Sex Tape (c’était aussi celui de Nos pires voisins) est en vérité dans l’éloge confondant de la normalité, son vernis (vaguement) trash s’accommodant à merveille d’une agaçante morale des familles. On retiendra tout de même l’intervention, dans un second rôle, de Rob Lowe (dont on rappelle que la carrière eut à souffrir autrefois… d’une sex tape le mettant en scène en compagnie de deux jeunes femmes). Sa présence, ses traits lisses et réguliers qui ne vont pas sans une certaine étrangeté (idéalement exploitée par Soderbergh dans Ma vie avec Liberace), sauvent à eux seuls cette comédie paresseuse de la débâcle. _T.F.