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Sabotage

Auréolé du succès d’estime de End of Watch, qui était allé jusqu’à remporter l’adhésion du grand William Friedkin, le scénariste et réalisateur David Ayer (Bad Times) frappe un grand coup avec Sabotage : plus qu’un simple film d’action avec l’ancienne gloire Schwarzenegger, un thriller choral musclé, versant progressivement dans la paranoïa. On retrouve ici le goût du cinéaste pour les personnages à la morale relative, représentants de la loi et, en même temps, versant dans l’illégalité par intérêt personnel. Or, à trop frayer avec les cartels, Breacher et sa troupe ont pris quelques mauvaises habitudes et se sont attiré les foudres de leur hiérarchie. Menacé, le groupe fait bloc, comme une famille de substitution (certes dysfonctionnelle), avec Schwarzy en papa poule à sa tête. Ce thème des relations familiales dénaturées atteint son paroxysme dans la représentation du couple Monster / Lizzy, mais reste finalement sous-exploité. Car avec un tel casting de gros bras, Ayer se devait de livrer un minimum de scènes explosives : il le fait avec efficacité, mais sans envie. Le réalisateur sait qu’en empiétant sur son intrigue policière, l’action réduit la visibilité de ses personnages. Et ce défaut finit par le rattraper : fondé sur une structure chorale, Sabotage ne valorise pas suffisamment les particularités de ses “héros”. À l’exception de l’impérial Schwarzy (qui accuse vraiment son âge) et de Mireille Enos – qui domine avec aisance toutes les scènes où elle apparaît -, l’équipe de Breacher n’est finalement que de la chair à canon dénuée d’identité, des Expendables du pauvre. Dommage : en offrant à Schwarzenegger un vrai rôle de mentor usé par son passé, Ayer tenait sans doute un sujet original et puissant. _Mi.G.