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Riot Club

Avant toute chose, évacuons l’évidence : ce film, adapté de la pièce de théâtre éponyme, décrit un club d’Oxford imaginaire mais clairement calqué sur le Bullingdon Club. Cette fratrie pour étudiants de familles riches a connu ces dernières années un compréhensible regain de notoriété, puisque trois des hommes politiques les plus puissants actuellement en Grande-Bretagne (Boris Johnson, maire de Londres, David Cameron, Premier ministre, et George Osborne, ministre des Finances) en ont tous trois fait partie. D’où la pièce de théâtre dont a été tiré le film de Lone Scherfig (Une éducation). L’intrigue est assez simple, dans l’esprit de ce nouveau sous-genre que l’on pourrait baptiser “film de fratrie”, et dont le modèle déposé serait The Skulls. Soit un jeune homme qui va souhaiter plus que tout au monde rentrer dans le cercle d’une élite, avant de comprendre son erreur et d’en payer le prix. Malheureusement, contrairement à The Skulls (inspiré lui de la Skull and Bones de l’université de Yale), The Riot Club est d’un sérieux papal dans sa description d’une jeunesse dorée qui se croit tout permis et méprise tous ceux qui sont en-dessous d’elle. Loin de servir le propos, cette approche tend plutôt à le rendre ridicule, car la cinéaste accorde une grande importance à ce qui apparaît vite n’être que des blagues de mauvais goût de gosses écervelés. Le manque d’humour ou de recul du long métrage atteint son climax dans un final qui semble sortir d’un mauvais James Bond, avec méchant sournois à la clef. Navrant, car cette conclusion, censée dessiner une piste vers les Cameron et Johnson actuels, rate alors sa cible de très loin. _S.G.