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Prêt À Tout

Pour son deuxième long métrage de fiction après La Chance de ma vie (2011), Nicolas Cuche a décidé de s’entourer de l’humoriste Max Boublil, dégaine nonchalante et air d’ahuri tout droit sorti des Gamins, et d’Aïssa Maïga, comédienne plus discrète, cantonnée (à tort) depuis plusieurs années aux seconds rôles. Un choix plutôt original et singulier qui, à l’écran, ne fait pas forcément autant d’étincelles que prévu. La faute, sans doute, à un scénario censé jouer la carte de la comédie romantique – genre dangereux car ultra balisé – et dont le film dévoile au bout de quelques minutes ce qu’il a dans le ventre : une variation somme toute très classique. Sous la bannière de “l’argent ne fait pas le bonheur”, Max ment donc à Alice, très engagée politiquement, pour se rapprocher d’elle. Jusqu’à ce qu’elle s’en rende compte et s’éloigne de lui… pour mieux le retrouver ? Ce schéma, bien qu’archi rebattu, continue néanmoins à faire ses preuves ici et là… à condition que le programme annoncé se déroule avec panache et charme. Dans Prêt à tout, Cuche joue la carte de la sécurité. Max se contente, pendant les deux tiers du film, de “satisfaire” financièrement – et incognito – la femme qu’il aime, tout en repoussant ses amants potentiels, ce qui est prétexte à quelques gags assez bien sentis. Le film joue la carte du tendre, du drôle et de l’émotion, en ponctuant son récit de séquences mettant en valeur les personnages secondaires : les amis qui ne pensent qu’à s’envoyer en l’air, le fils d’Alice à la recherche d’un père, les parents de Max en quête d’amour. Et même si les clichés sont nombreux, une vraie sympathie se dégage de ces personnages, ainsi que de Max Boublil. Le film se révèle donc, malgré ses défauts, joliment attachant. _R.T.