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Pompéi

Après quelques films d’action sans grand intérêt (Mortal Kombat, Les Trois mousquetaires et la série des Resident Evil), Paul W.S. Anderson utilise cette fois-ci le potentiel énorme de Pompéi, peu exploité au cinéma ces derniers temps, même si, autrefois, les cinéastes réveillaient le Vésuve avec une régularité constante, si l’on en juge par les trois versions des Derniers jours de Pompéi, signées Shoedsack et Cooper en 1935, Marcel L’Herbier en 1950 et Mario Bonnard & Sergio Leone en 1959. Le pré-générique et l’épilogue, filmant les statues de cendres des gisants, sont très beaux. En revanche, le reste, se contentant de pomper sur Spartacus, Gladiator et 300, ne témoigne pas du même talent. En l’absence de personnages fouillés, on ne trouve que des silhouettes convenues et superficielles, s’exprimant avec des dialogues indigents et interprétées par des acteurs sans charisme et peu crédibles. Seul Kiefer Sutherland apporte un peu de conviction à son rôle de sénateur pervers, que l’on prend un certain plaisir à haïr. La romance étant totalement improbable et les intrigues de pouvoir trop schématiques, il restait au film la carte d’une fable sur la colère des dieux contre l’hybris du promoteur d’un “grand projet inutile” (l’urbaniste Severus, qui souhaite que Corvus investisse dans l’aménagement du Grand Pompéi), mais ce n’est qu’esquissé. Il faut donc se contenter d’un film purement spectaculaire, un péplum bourré de combats de gladiateurs pendant la première heure, suivi d’un film-catastrophe réalisé dans les règles du genre. En l’espèce, cela se regarde sans ennui – notamment le combat de cirque opposant deux gladiateurs à une légion romaine – mais aussi sans grand intérêt… _M.B.