Warning: Cannot assign an empty string to a string offset in /home/www/fdcprod/wp-content/themes/hague/inc/template-custom.php on line 161
Search for content, post, videos

Papa Was Not A Rolling Stone

Remarquée dans La Fille publique (2012), récit autobiographique de Cheyenne Carron, où elle criait son mal-être d’enfant abandonnée et placée, Doria Achour revient raconter, cette fois, l’adolescence de la réalisatrice Sylvie Ohayon dans une célèbre cité – les 4000, à La Courneuve – au nord de la capitale dans les années 1980. La voilà donc qui donne ses traits à Stéphanie, 17 ans, une adolescente brillante qui rêve de quitter sa banlieue pour faire de la publicité dans les beaux quartiers. Le problème, c’est qu’on ne devrait pas être sérieux à 17 ans, et que la gentille Stéphanie a de quoi donner des complexes à n’importe qui, ce qui ne la rend pas très sympathique – en plus du fait que l’actrice paraît trop âgée pour le rôle. Stéphanie a quand même une amie, la très terre-à-terre Fatima, qui “parle moins bien la France”, et dont on comprend par conséquent qu’elle est supposée constituer l’ingrédient comique de cette chronique sincère mais assez banale, où les expériences heureuses (le premier amour, les succès en danse moderne…) côtoient des aspects autrement plus lugubres. Car le père adoptif de l’héroïne, Christian, tient effectivement plus du gros boulet que du Rolling Stone, et quand il ne s’énerve pas contre les joueurs de foot à la télé, les claques valsent. En découle une intrigue assez sombre, qui vaut surtout pour ses personnages secondaires : le beau-père donc, interprété par un Marc Lavoine détestable à souhait, la mère, Micheline (Aure Atika, touchante), une femme-enfant mal dans sa peau, la professeur de danse (Sylvie Testud) qui essaie de tirer ses élèves vers le haut, ou encore le petit ami pas si timide (Rabah Naït Oufella). _M.Q.