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Obvious Child

Remarqué au festival de Sundance, Obvious Child est le premier long métrage de Gillian Robespierre, tiré d’un court métrage éponyme qu’elle avait réalisé en 2009. Jenny Slate, comédienne de stand-up et ancienne humoriste du Saturday Night Live, y tenait déjà le rôle principal, qu’elle reprend ici : une jeune New-Yorkaise pleine d’esprit, presque trentenaire mais encore un peu adolescente, évoluant dans un environnement branché, en quelque sorte une cousine de Frances Ha ou des Girls de Lena Dunham, qui doit traverser soudainement plusieurs épreuves qui vont l’amener à grandir – une rupture, un licenciement et une grossesse malencontreuse. Si le film a le mérite d’aborder frontalement et naturellement la question de l’IVG (alors que, malgré un point de départ similaire, En cloque, mode d’emploi n’évoquait même pas cette option), il serait assez réducteur d’envisager Obvious Child comme une comédie sur l’avortement. En effet, c’est avant tout une comédie romantique, qui, même si elle adopte un ton assez cru, mordant et décomplexé (comme la série de Dunham, dont elle emprunte l’actrice Gaby Hoffmann) et quelques traits d’humour scatologique, est finalement un “feel-good movie” plein de tendresse et de sincérité. Gillian Robespierre ne mise pas sur la caricature et l’ironie, préférant composer des portraits réalistes et attachants, qui vont au-delà des clichés attendus. Chaque personnage est vivant, plausible et aimable, et la naissance de la relation entre Donna et Max est touchante. La réalisation est cependant un peu trop basique, se rapprochant des séries TV, notamment par son usage trop systématique des plans d’exposition des lieux, ici les rues de New York. _An.B.