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November Man

Avec The November Man, Roger Donaldson, (Guet-apens, Treize jours) livre un film d’espionnage dont les attendus – manipulations, renversements d’alliance et de situation, scènes d’action… – restent somme toute assez convenus. Si ce n’était la distribution des rôles, le film n’en remplirait pas moins sa mission : divertir, en prime time, un soir de novembre naturellement, sur une chaîne cryptée. Mais Pierce Brosnan, disqualifié, en raison de son âge, pour un cinquième James Bond, donne ici raison à la production de la pointilleuse franchise. Il marque le pas, s’essouffle et ne donne pas l’impression de s’intéresser beaucoup à cette histoire de secret à l’origine de la guerre en Tchétchénie. Outre qu’elle ne sert à rien, la séquence au cours de laquelle il est censé terrifier une jeune femme ne fonctionne pas, tant il y met peu de conviction. Il en va de même, hélas, de celle où meurt le grand amour de sa vie. Quant à Olga Kurylenko, jolie et sexy comme à son habitude, elle reste toujours aussi fermée aux mystères de la construction et de la composition d’un personnage. Bien moins réussi que Sens unique (1987), The November Man s’apparente à un film de genre à l’ancienne tout en s’efforçant de retrouver ou de reproduire, sans y parvenir, la vitesse des films d’espionnage tels qu’ils sont conçus aujourd’hui. On en prendra pour preuve le personnage de la tueuse russe, ouvertement inspiré par les tueurs équivalents de la série des Jason Bourne. Comme si Roger Donaldson n’avait su se déterminer entre le flegme distancié d’un James Bond et la rapidité d’action et de déplacement, la fluidité des nombreuses ellipses d’un Jason Bourne. Dommage. _R.H.