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Ninja Turtles

Par quel bout fallait-il la prendre, cette quatrième adaptation sur grand écran des aventures des Tortues Ninja ? À part la veine d’un musical camp, qu’est-ce qui aurait bien pu la rendre sympathique, un tant soit peu souhaitable ou simplement crédible ? Placé sous l’égide de Michael Bay, le film semble un produit dérivé de Transformers, dont il reprend la playmate historique, Megan Fox, le design chromé (Shredder, ninja “carapacé”, ressemble à un Decepticon) et le goût pour les placements de produits grossiers. En résulte un spectacle sans coordonnées, dans lequel les pentes sont dévalées dans l’absolu (course-poursuite à flanc de montagne, d’une durée improbable en regard de la topographie des lieux et au découpage à ce point confus qu’il n’invite qu’à sortir du film), un blockbuster idiot, sevré de la joyeuse orgie de tôles concassées qui faisait l’intérêt (sporadique, mais réel) de Transformers, et dont certaines images ont de quoi perturber. A-t-on réellement vu des tortues mutantes de deux mètres de haut se livrer à un concert de human beatbox, après avoir dansé sur le Hollaback Girl de Gwen Stefani ? On ne va pas se mentir : le dessin animé d’origine étant d’une nullité confondante, rien ne pouvait se perdre dansl’opération. Mais, en tâchant de ménager à la fois – plan marketing imparable, qui vaut au film son triomphe outre-Atlantique – la nostalgie des trentenaires pour les héros (même improbables) de leur enfance et les centres d’intérêt supposés des teenagers (les pizzas, les machins qui explosent, les fesses de Megan Fox), c’est le public lui-même que le film dévalue. Face à un tel spectacle, nous ne sommes plus des enfants naïfs, juste des adultes pris pour des attardés… _T.F.