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Mea Culpa

Quatre ans après la petite déception d’À bout portant, qui n’avait pas confirmé les espoirs fondés sur le très convaincant Pour elle, Fred Cavayé réunit les deux interprètes principaux de ces films et tente de réitérer ce qui semble aujourd’hui, au vu du nombre restreint de réalisateurs se risquant sur cette voie, une gageure : réussir un film d’action français. Très inspiré par Paul Greengrass et sa fameuse caméra tremblée – ou “shaky cam” en anglais -, et s’appuyant sur un mixage son efficace mais envahissant (chaque bruitage est surligné), Cavayé filme essentiellement des courses-poursuites interminables, qui souffrent malheureusement de deux problèmes majeurs. En premier lieu, la contradiction entre une volonté de filmer l’action de manière crédible – bruit mat des coups, essoufflement des protagonistes, violence des corps-à-corps – et un nombre incalculable d’incohérences scénaristiques dans le développement des péripéties (les rues sont vides, le petit garçon court plus vite que les adultes, le père passe sans le voir, mais le retrouve quand même quelques secondes plus tard, etc.). La toile narrative hâtivement tissée autour de ces péripéties constitue le second problème. En effet, si on retrouve la noirceur d’Olivier Marchal (crédité de l’idée originale du scénario) chez certains personnages, il n’en reste pas moins que la plupart d’entre eux frôlent la caricature – notamment la bande de tueurs à la mine patibulaire, dont on comprend uniquement qu’ils sont méchants et viennent “d’un pays de l’Est”. Quant au twist final, censé donner corps, a posteriori, à l’ensemble, il n’éclaire les événements que de manière anecdotique. _F.B-P.