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Mary Queen Of Scots

La trame de ce biopic psychologique et dramatique est principalement constituée de l’adoration que voue la reine d’Écosse Mary à sa cousine, la reine d’Angleterre Elizabeth, qu’elle qualifie de “sœur” mais aussi de “rivale et d’ennemie mortelle”. Dans sa correspondance, qui rythme le film, elle lui dévoile ses secrets et angoisses. Toute sa vie, elle attendra d’elle amour, reconnaissance et compassion. Un conseil avant de voir le film : connaître la vie de Marie Stuart afin d’en comprendre et d’en apprécier tous les revers exposés dans ce scénario confus. En effet, n’apparaissent ni repères de dates, ni la scène de couronnement de la reine bébé, ni celle de son deuxième mariage. Pas de plan non plus sur Elizabeth. Autant d’ellipses qui empêchent de bien situer l’héroïne – insoumise, séductrice, parfois frivole, libre d’aimer qui elle veut, prête à tout pour que protestants et catholiques vivent en paix – dans son époque et sa fonction. La beauté de l’image, en général, et particulièrement celle des plans de l’infortunée Mary sont néanmoins à souligner. Son interprète, Camille Rutherford, possède le minois, le port de tête et la grâce adéquates pour incarner cette figure atypique. Mais son élocution théâtrale et lente, la laisse un peu en marge de son jeu. Ses tourments sont, en revanche, bien rendus, dans des paysages embrumés et austères, sur une musique dissonante et macabre. Une scène forte retient aussi l’attention : celle des canards, restés seuls compagnons de Mary, dans la cour du château lorsque sonne son déclin. Le pari ambitieux de Thomas Imbach de ne dresser qu’un portrait psychologique en s’éloignant du traditionnel film historique n’est, on l’aura compris, que partiellement tenu. _F.H.