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Lovelace

Gorge profonde fut sans doute le plus grand succès de l’histoire du film porno et créa la toute première star du X américain : Linda Lovelace. Un biopic sur la plus célèbre “gloutonne” du cinéma pour adultes ? Cela s’imposait. Et c’est bien ce à quoi nous assistons dans la première partie du film, seventies à souhait, avec photo granuleuse et musique funky ad hoc. Rien de vraiment olé olé. Juste l’improbable parcours d’une jeune fille candide, qui se laisse convaincre par son repris de justice de mari de mettre à profit ses compétences buccales pour sauver les finances du foyer. Mais l’histoire de Linda prend une toute autre tournure quand on la retrouve six ans plus tard. Le film nous révèle alors en flash-backs le hors-champ de cette success-story. Et c’est au martyre d’une jeune femme terrorisée par un mari tortionnaire que nous assistons désormais. Battue, violée, prostituée de force, menacée d’une arme à feu, Linda vivait en réalité un calvaire. Amanda Seyfried campe une Linda touchante, fragile et attachante, et Peter Sarsgaard est très convaincant en séducteur mielleux qui se révèle être une ordure absolue. Le film se tient, la photo est travaillée, les seconds rôles sont bien joués et le retournement scénaristique fonctionne à merveille. Seulement, il ne reste finalement rien de bien mémorable. Si Lovelace s’élève au-dessus du téléfilm-de-dénonciation-des-violences-domestiques vers lequel il tend tout de même fortement, il n’y a pas grand-chose à en dire sur le plan cinématographique, si ce n’est qu’il négocie plutôt bien les ellipses inhérentes au genre et qu’il évite la reconstitution caricaturale. Un honnête biopic de plus, donc, mais avec une jolie distribution. _G.R.