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Et L’homme Créa La Femme

Après un générique kitschissime, le conte commence dans une tonalité très branchée, côté reality show, avant de continuer dans la satire de moeurs, rayon guerre des sexes, et de virer dans la science-fiction robotique grand-guignolesque. Renforcé par une interprétation masculine globalement très inférieure à l’interprétation féminine, ce manque d’unité est préjudiciable à la crédibilité dramatique. Le roman d’Ira Levin (l’auteur de ROSEMARY’S BABY), écrit il y a plus de trente ans dans un style classique, touchait juste, parlait de la condition de la femme, et le faisait de façon subtile, car il permettait deux lectures : si le lecteur choisissait une lecture SF, le roman mettait en cause le mensonge du patriarcat à la manière d’un conte de F. Brown ou de P.K. Dick ; et s’il choisissait une lecture fantastique, le roman expliquait la psychose de la femme par la domination masculine. Après une première adaptation inédite en France, cette nouvelle adaptation, très décevante, est due cette fois à Paul Rudnick, dont le seul fait de gloire (très relatif) est le scénario de IN & OUT. Les personnages deviennent des marionnettes sans âme, la ville de Stepford, un décor artificiel et, surtout, l’actualisation est plutôt ratée. Certes, on peut imaginer le ressentiment des mâles médiocres mariés à des « executive women », mais pourquoi donc introduire le personnage de Roger, un gay (marque de fabrique de Rudnick), inapproprié ici ? Et la réalisation paresseuse de Frank Oz ne peut rien améliorer.M.B