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Légende D’hercule

Vieux briscard de l’action, capable par le passé de quelques coups estimables (58 minutes pour vivre, Au revoir à jamais), Renny Harlin confirme ici son lent déclin. Le problème n’est pas tant ces batifolages dignes d’un roman Harlequin que nous inflige le film, ni son récit calqué, parfois à la péripétie près, sur celui du Gladiator de Ridley Scott. Ni même le comique involontaire des ébats de Zeus (à ce que l’on croit comprendre, un sacré bon coup, bien qu’ici à l’état de courant d’air, agitant draps et tentures dans une scène d’un kitsch consommé) et de la reine Alcmene, avant qu’Amphitryon ne débarque à l’improviste. “Ciel, mon mari !”, manque-t-elle alors de s’écrier, pendant que le roi cocufié retourne le palais en quête de l’amant… Le plus déconcertant, c’est ici la paresse avec laquelle Harlin expédie les scènes de combat, chorégraphies redondantes reposant, pour l’essentiel, sur des effets de ralenti éculés. Plus généralement, que penser de ce qu’il faut bien appeler, faute de mieux, la veine du néo-péplum (options dieux courroucés en prime) qui, du Choc des Titans au Hercule de Brett Ratner, n’en finit plus de déferler sur les écrans ? La réponse est peut-être à chercher dans le titre original de l’accablante parodie de 300, Spartatouille – Meet the Spartans en VO, référence à la franchise Meet the Parents (en français, Mon beau-père et moi). Loin de l’antienne tragique escomptée, à peine dissimulés sous une débauche d’effets numériques, c’est bien à de vulgaires vaudevilles et pantalonnades familiales que l’on a ici affaire. Sinistre entreprise de réduction que ce cinéma-là, et triste fin de carrière pour le vétéran Harlin. _T.F.