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Labyrinthe

Wes Ball avait marqué les esprits avec Ruin, court métrage en images de synthèse qui mettait en scène un humain fuyant un drone intelligent dans un dédale urbain futuriste et post-apocalyptique. Dans son premier long, Le Labyrinthe, adaptation du premier tome du cycle de L’Épreuve, la série de romans de James Dashner, Ball reprend les schémas, plus que classiques, du film initiatique pour adolescents, à l’instar d’Hunger Games ou de la nouvelle franchise Divergente. L’histoire, rythmée et pleine de rebondissements, dotée d’un visuel convaincant, produit, malgré tout, une impression de déjà-vu prononcée et pesante. Entre des personnages aux réactions caricaturales (d’un côté, Garry, conservateur, violent et attaché à la tradition, de l’autre, Thomas, héros presque biblique, qui a pris le temps de lire le scénario avant de l’oublier, pour mieux nous le révéler au compte-goutte) et une artificielle mécanique de twists, qui empêche (à peine) de deviner le fin mot de l’histoire, on reste sceptique devant l’expérience proposée. Là où Cube de Vincenzo Natali , dans un registre similaire (même si plus adulte) et avec des moyens inférieurs, parvenait à surprendre en ne dévoilant que le nécessaire, avant de conduire vers un doute presque philosophique, Le Labyrinthe, lui, échoue à étonner et à susciter une quelconque réflexion : nous ne saurons les choses que lorsque l’on voudra bien nous les dire. Si le tout s’enchaîne efficacement, certaines incohérences, utilisées comme autant de raccourcis, ainsi que le non traitement de questions logistiques liées à la situation des adolescents enfermés dans le labyrinthe, nuisent enfin à l’immersion dans cet univers aussi factice qu’impitoyable. _J-A.M.