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Kidon

On sait à quel point le film d’espionnage est un terrain glissant pour les réalisateurs français, qui s’y risquent d’ailleurs assez peu. La faute aux scénaristes peut-être. La faute aux acteurs français, peut-être aussi, souvent peu à l’aise dans ce genre ultra codifié et référencé. Dans le cinéma hexagonal, Éric Rochant fait figure d’exception, lui qui avait réussi avec Les Patriotes (où il était déjà question des services secrets israéliens) un modèle du genre. C’est sans doute avec cette conscience de la difficulté à laquelle il choisissait de se confronter qu’Emmanuel Naccache a voulu instiller dans son Kidon une bonne dose d’humour, qui le situerait alors entre le film d’espionnage traditionnel et la franche parodie, entre Agents secrets et OSS 117 en quelque sorte. Autant le dire sans détour, le résultat est assez navrant. Ni drôle, ni inquiétant, ni surprenant, ni angoissant, Kidon rate en permanence sa cible. Le scénario ayant été signé par le réalisateur lui-même, il n’est pas difficile de trouver le coupable. Si rien ne fonctionne, c’est parce que Kidon n’est pas écrit. Une bonne partie du film est racontée en flash-backs, méthode vieille comme Hérode mais qui est appliquée ici de façon systématique et complètement artificielle. L’intrigue est alambiquée (c’est plutôt un bon point) mais se résout dans un twist scénaristique qui laisse songeur. Les acteurs, eux, semblent un peu perdus, Abelanski et Sisley (lequel évoque un Dujardin privé de second degré) en tête. Kev Adams, lui, a l’air plutôt heureux de jouer avec Bar Refaeli, dont la plastique irréprochable ne constitue malheureusement pas une raison suffisante pour aller voir le film. _D.N.