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J’arrête Quand Je Veux

Premier long métrage d’un jeune réalisateur italien, cette comédie aux couleurs primaires et au rythme trépidant traite, sous une forme parodique, d’une triste réalité transalpine, accentuée sans doute par l’ère berlusconienne : le mépris politico-capitaliste de l’intelligence pure. Formellement inspirées par des productions américaines telles que la série Breaking Bad, qui met en scène la reconversion en dealer d’un professeur de mathématiques condamné par la médecine, les aventures de ces antihéros au QI faramineux recèlent plusieurs séquences savoureuses. Le recrutement de la bande, mené tambour battant, est vraiment réussi. Les brèves hésitations de ces éminents sémiologue de langues anciennes, anthropologue, archéologue, économiste et chimiste, vivant dans la plus grande précarité malgré leurs exceptionnels parcours universitaires, sont du plus haut comique, dialoguées avec esprit et loin du politiquement correct. Le braquage calamiteux de la pharmacie, effectué avec des armes antiques, évoque, pour le meilleur, certains films de Guy Ritchie. S’il dit s’être appuyé sur un article de journal traitant du sous-emploi des surdiplômés, Sydney Sibilia avoue également des références et influences qui vont du Pigeon à Ocean’s Eleven, en passant par les séries anglaises et américaines. Cela donne une comédie italienne presque traditionnelle, mais dopée par une réalisation “sous acide” aux tonalités sursaturées, parfois à l’excès. Hormis ce bémol et une certaine confusion scénaristique dans le dernier tiers, le film demeure un très bon divertissement, auquel la pertinence et la qualité de la distribution apportent une énergie et une drôlerie qui font mouche. _M.D.