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Jamais Le Premier Soir

Une femme rencontre un homme avec lequel elle échange joyeusement et qui devrait lui apparaître comme le compagnon idéal. Mais elle s’échine à en rencontrer d’autres, avant de se rendre, enfin, à l’évidence… Sur ce canevas, le cinéma hollywoodien des années 1950-60 a produit des chefs-d’œuvre et même, depuis, quelques comédies romantiques de bonne facture. Vincent Juillet et la réalisatrice Mélissa Drigeard agrémentent leur scénario de justes notations dans l’air du temps, notamment la déferlante de conseils générés via des livres, des émissions et des symposiums par des coachs du bien-être, spécialistes es bonheur et gourous du zen en tout genre. Mais ils pimentent leur propos d’une crudité censée faire “moderne”, qui tombe à plat et laisse parfois songeur. Jamais le premier soir reste à l’état de panel représentatif, aucun des trois personnages féminins ne dépassant son postulat de trentenaires actives et efficaces dans leur boulot mais perdues côté cœur : celle qui se trompe toujours de mec, celle qui vit une liaison impossible, celle qui est heureuse mais trouve que ça manque de sel. Ainsi posées, ces femmes sont déclinées de cliché en cliché sans qu’on ne les connaisse vraiment. Le personnage de Marc est le seul qui tire son épingle du jeu : il bénéficie des plus jolies répliques et Jean-Paul Rouve lui confère une épaisseur faite de mélancolie gaie et de patience d’ange. L’abattage indéniable d’Alexandra Lamy, Julie Ferrier et Mélanie Doutey et les quelques scènes spectaculaires (le saccage de l’appartement, la découverte de la partouze) ne masquent pas le manque de rythme dans l’écriture ni l’absence d’énergie dans la mise en scène. _I.D.