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I, Frankenstein

Relooking total pour Aaron Eckhart (Thank You for Smoking, La Chute de la Maison Blanche…) qui délaisse ici les costumes trois pièces pour se glisser dans ceux d’Adam, la créature de Frankenstein, laquelle partage avec le petit bestiaire de l’ombre un goût immodéré pour les couleurs sombres et l’architecture gothique, ainsi qu’une belle longévité. Mais quand le camp d’en face (les gentilles Gargouilles) essaie de le recruter, Adam, déjà poursuivi par les cruels sbires du démon Naberius (le grimaçant Bill Nighy), ne sait plus où donner de la tête. Le tout s’étendra sur plus de deux cents ans… ce qui nous amène à aujourd’hui et permet de confronter notre individu aux merveilles de la technologie moderne ainsi qu’à une jeune, jolie et innocente scientifique blonde. Tout ce petit monde, hélas, a beau courir et voler dans tous les sens, il ne se passe pas grand chose de captivant dans cette fiction (très) librement inspirée du récit de Mary Shelley, et qui consiste essentiellement en une série d’allers et retours entre le palais des Gargouilles, le cimetière et le laboratoire secret du grand méchant. Le réalisateur, Stuart Beattie, semble prisonnier de la technique – lumières et effets spéciaux -, la mise en scène étant le moindre de ses soucis. Par voie de conséquence, le résultat est visuellement décevant, sans surprise, en deçà du récent Mortal Instruments, par exemple, qui, avec davantage de budget, reposait sur des ressorts dramatiques à peu près comparables tout en s’avérant, bien malgré lui, nettement plus drôle. Ce “Frankenstein”, beaucoup moins sympathique et pas tellement plus sexy que celui qu’interpréta Boris Karloff, pâtit de dialogues poussifs, de situations invraisemblables et d’un rythme pataud. _M.Q.