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Hercule

Quelques mois seulement après une oubliable version Z sous stéroïdes signée Renny Harlin (La Légende d’Hercule), le mythique héros aux douze travaux a de nouveau les faveurs du grand écran, cette fois avec l’adaptation “libre” d’un comic book signé Steve Moore et Admira Wijaya. Cet Hercule estival est avant tout l’occasion pour Dwayne Johnson (The Rock de son petit nom de scène) d’imposer un peu plus son statut de star bankable, après les succès des deux derniers Fast & Furious et de G.I. Joe : Conspiration. Mais Hercule le confronte à un défi de taille : le voilà (très) seul en haut de l’affiche, et le scénario, efficace à défaut d’être subtil, accumule les personnages secondaires sans leur autoriser suffisamment de substance. Entre un Legolas au féminin et un guerrier élevé parmi les sangliers (!), Ian McShane et Rufus Sewell ont tôt fait de tirer leur épingle du jeu, puisqu’ils bénéficient – à juste titre – des meilleures répliques. Pour le reste, les quelques têtes connues viennent jouer les utilités, le film entier semblant être au service de Johnson. Ce qui s’applique également à Brett Ratner, derrière la caméra : le réalisateur (qui avait signé avec Le Casse de Central Park son film le plus sympathique) se cantonne à mettre en images cette relecture musclée… en tentant maladroitement de rester fidèle à l’imagerie du péplum “old school”. Le cinéaste cherche à tirer parti de Iolaos – le plus jeune de la troupe, qui s’est fait le conteur des aventures d’Hercule – pour établir un lien entre un classicisme à la Ben Hur et une modernité du type Gladiator… Le film ne rivalise jamais avec ces modèles et se révèle finalement tout juste distrayant. Quant à Johnson, se métamorphoser en demi-dieu chevelu ne lui réussit pas ! _Mi.G.