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Grimoire D’arkandias

Un an après Amour et turbulences, Alexandre Castagnetti porte à l’écran, avec l’aide de son scénariste Julien Simonet, la première partie de La Trilogie d’Arkandias d’Éric Boisset. Ce spectacle bon enfant, ciblant un public familial, essaye de mettre en scène un imaginaire fantastique à la mode depuis la saga Harry Potter. Mais les auteurs sont plus à l’aise dans la description de la mesquinerie provinciale et collégienne que dans la geste magique. C’est ainsi que les sœurs Boucher, sortes de sorcières zonardes tout droit sorties d’Affreux, sales et méchants, offrent quelques scènes surprenantes. La bagarre dans la rue avec Erwan (le populaire caïd de la classe) ravira aussi les garçons chétifs, car elle offre une revanche aux faibles qui connaissent le harcèlement quotidien. C’est une séquence, hélas, trop rare dans un film qui préfère multiplier les recettes de magie dans la plus grande confusion (à l’image de l’inévitable scène de la résurrection de Théo, convaincante mais dénuée d’inventivité, dans la dernière partie) et avec une application toute scolaire. On est loin du professionnalisme de Poudlard ! Du reste, Agénor Arkandias, qui cesse rapidement d’être inquiétant, ne prétend pas être autre chose qu’un amateur… Plus grave, le propos est alourdi par quelques ruptures de rythme et par des répétitions, notamment à propos de la phobie de l’eau de Théo (dont le père, plongeur fameux, est mort en mission). Le film est donc l’histoire d’un garçon qui voudrait être un héros (tout en étant persuadé qu’il ne pourra jamais l’être) et qui découvre comment en devenir un. Tant mieux si les enfants l’imitent en prenant le chemin des bibliothèques municipales ! _M.B.