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Giver

Entre Nos étoiles contraires, Divergente, Si je reste, Le Labyrinthe et Hunger Games, l’adaptation cinématographique de romans pour “jeunes adultes” bat son plein, et il est de plus en plus difficile pour les films de se distinguer. Adapté de l’œuvre littéraire de science-fiction de Lois Lowry, précurseur du genre à sa publication en 1993, The Giver s’inscrit dans la veine dystopique de Divergente ou Hunger Games, avec un sérieux absolu. Le casting équilibré donne au film une certaine crédibilité : de jeunes acteurs inconnus (Brenton Thwaites, Odeya Rush et Cameron Monaghan), font face à Meryl Streep et Jeff Bridges, également producteur et qui a porté le projet pendant vingt ans. Or, cette dystopie mettant en scène une société neutre – et finalement sinistre et privée de liberté -, où tout est extrêmement surveillé, rappelle à la fois l’univers de 1984 de George Orwell et… ceux des adaptations concurrentes ! Le propos initial de Lowry était de s’interroger sur le rôle de la mémoire dans la société, et l’importance de sa transmission. Or, ici, le message est galvaudé : il ne faut pas “oublier les émotions pénibles”, car elles sont le fondement de l’être humain, celles qui lui permettront de progresser et de devenir meilleur… On a connu Phillip Noyce (Calme blanc, Le Chemin de la liberté) beaucoup plus inspiré : ici, il se complaît dans l’esthétique froide d’un Noir & Blanc, où la couleur s’invite pour souligner – sans aucune subilité – les émotions des personnages. Mais The Giver arrive surtout en retard par rapport à ses rivaux, et sa façon de surfer sur l’engouement suscité par le cinéma pour “jeunes adultes” semble totalement opportuniste. Le public ne s’y est pas trompé, puisque le film a été un échec cuisant. _La.R.