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Get On Up

Disparu en 2006, James Brown fait indéniablement partie de ces artistes qui ont marqué la musique du XXe siècle. Par son art, par son charisme, mais également ses frasques. Après une introduction tonitruante (Brown menaçant des inconnus avec un fusil à pompe, pour une sombre histoire de… WC), le film adopte une structure éclatée, constituée de flash-backs ne respectant pas la chronologie des événements. L’objectif affiché étant de tordre le cou aux conventions rigides du biopic. Des conventions auxquelles Get on Up n’échappe bien évidemment pas totalement, puisque ce scénario alambiqué, remis dans le bon ordre, est très proche d’un biopic linéaire… Tate Taylor, auteur du succès choral La Couleur des sentiments (2011), parvient pourtant à tirer son épingle du jeu. Pas par sa mise en scène, précise mais fonctionnelle, mais par sa direction d’acteur. Pour donner la réplique à Chadwick Boseman (découvert aux États-Unis dans le drame sportif 42), absolument électrisant dans le rôle du “parrain de la soul”, il choisit le méconnu mais très juste Nelsan Ellis pour incarner son meilleur ami, Bobby Byrd, celui qui suivra le chanteur coûte que coûte. Byrd est le guide du spectateur : comme lui, on observe le succès féroce de Brown, son incapacité à tourner la page de son enfance, sa déchéance personnelle. Car James Brown, personnalité complexe et orateur hors pair (ce que souligne Taylor lors d’apartés face à la caméra), est aussi un personnage très antipathique, dictatorial avec ses amis et violent avec sa femme. Sans s’affranchir de l’académisme du biopic – comme peut le faire le Saint Laurent de Bonello -, Get on Up réussit à rendre justice à son sujet. Ce qui n’était pas le cas d’un Ray… _Mi.G.