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French

Deux ans seulement après Aux yeux de tous, petit polar fauché, prétentieux et “malin”, Cédric Jimenez est de retour avec… à peu près le contraire. Économiquement, tout d’abord, il passe d’un coup de la bande démo au blockbuster : production Gaumont, reconstitution des années 1970, tandem de stars (Dujardin / Lellouche) en tête d’affiche… Au niveau des ambitions ensuite, arrivé là où il voulait sans doute être (à la tête d’une grosse machine), Jimenez a la bonne idée de rompre avec la dynamique de la carte de visite, en ne surjouant pas les jeunes prodiges par d’intempestifs effets de réalisation ou de construction narrative. Conséquence, le résultat est bien meilleur. Certes, dans ce film à deux voies, le versant gangsters, plus statique et empêtré dans les inévitables morceaux de bravoure classiques du film de mafia, est le moins convaincant. D’autant que Lellouche a une moins large palette d’interprétation que Dujardin, qui, lui, évite habilement la performance dramatique pour se contenter d’être juste. Mais, globalement, si La French ne réinvente rien, le film a du moins le mérite de tenir solidement ses objectifs. En se mettant totalement au service d’une bonne histoire (celle du juge Michel, déjà adaptée en 1984, avec Le Juge), Jimenez parvient à retrouver la formule d’un cinéma du dimanche soir honnête et efficace. Et, si on veut bien comparer ce film à ce qui lui est comparable (Mesrine, Le Dernier gang, Les Lyonnais, L’Immortel…) plutôt qu’à ce qu’il ne cherche pas à égaler (French Connection, Les Affranchis…), on pourra créditer La French d’un solide savoir-faire, et d’une louable capacité à nous accrocher à son récit. _N.M.