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Five Thirteen

Five Thirteen, c’est d’abord le rêve concrétisé d’un adolescent biberonné aux films de gangsters américains, soit un long métrage tourné dans un pays qui le fascine, en anglais, où il peut laisser libre cours à son imagination et compiler tous les ingrédients qui ont fait le succès des films qu’il aime : des cambriolages qui tournent mal, des histoires de trafic de drogue (et même ici d’organes), d’amitié, de haine, le tout saupoudré de nombreux meurtres. Kader Ayd a, dès sa jeunesse, travaillé en autodidacte, signant un premier long métrage, un docu-fiction déjà consacré aux gangsters, le remarqué Old School (2000), puis un court métrage avec David Carradine, avant de réaliser en France, avec Karim Abbou, un film au casting pour le moins étonnant (Ennemis publics, avec notamment Armand Assante, Charles Aznavour et Ludovic Berthillot). Et de retourner aux États-Unis pour ce nouveau projet. Un film foisonnant donc, qui nous emmène dans le sud-ouest des États-Unis, à la frontière avec le Mexique, un lieu qui sent le sang, la poussière et la sueur. Le spectateur retrouvera ici des habitués du cinéma de genre : Tom Sizemore (Heat, À tombeau ouvert), dans la peau d’un chef de gang plutôt cinglé, ou encore Danny Trejo (Machete), le Mexicain de service. Car Five Thirteen n’évite pas les clichés, dans le scénario – ainsi, les deux frères qui veulent arrêter les bêtises mais rempilent “pour une dernière livraison”. À trop vouloir faire le malin à coups de flash-backs et d’enchevêtrement de sous-intrigues (souvent confuses), et faute d’une mise en scène singulière, Kader Ayd finit par nous laisser au bord du chemin. _M.Q.