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Fils De

Après une incursion – plutôt réussie – dans la fiction pure et dure avec Les Mouvements du bassin, HPG revient à sa geste égotiste entamée avec le croquignolet On ne devrait pas exister, et poursuivie par Il n’y a pas de rapport sexuel, l’essai documentaire de Raphaël Siboni. Fils de peut donc se voir comme un nouveau chapitre de l’œuvre autofictionnelle de l’acteur et cinéaste, toujours aux prises avec ses doutes et ses contradictions : il veut tourner un film “traditionnel”, mais se rend finalement compte que ce projet ne lui correspond plus ; il a une femme et deux enfants, mais regrette son ancienne vie de célibataire ; il vieillit, mais se sent “toujours aussi con”. Si la question de la reconnaissance sociale et artistique était au cœur de son premier film “non pornographique”, c’est la paternité qui est ici le grand sujet. Comment dire à ses enfants qu’on travaille dans le X ? Comment vivre en couple tout en gagnant sa vie dans le porno ? En d’autres termes, le hardeur a-t-il droit à une famille ? HPG met en scène ses interrogations de façon simple et directe : moments de tournages, disputes avec sa compagne, moments de tendresse avec ses enfants… Il ne cherche ni la sophistication ni la pose. Il se donne à voir tel qu’en lui-même, avec sa candeur, son humour, sa mauvaise foi, son côté sale gosse. Manque peut-être un petit quelque chose, un soupçon de fiction supplémentaire ou un dérapage poétique qui aurait donné plus d’ampleur à son récit. La première scène où il décide d’arrêter le tournage est un bel exemple de ce que HPG peut créer avec peu : tension, malaise, drôlerie. La suite du film est sans doute formellement un peu trop sage. _G.R.