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Favelas

Surprenante coproduction entre le Royaume-Uni et le Brésil, sur un scénario de Richard Curtis, le maître de la comédie romantique, Favelas offre à son réalisateur, Stephen Daldry, l’opportunité de faire oublier l’échec d’Extrêmement fort et incroyablement près (2011), son “film à Oscar” qui n’avait pas trouvé les faveurs du public (ni de la critique). Le cinéaste opère un retour à ses racines, loin de l’élégance (un brin académique) qui caractérisait The Hours et The Reader, avec ce récit d’enfance sur fond de questionnement social, dans la veine de Billy Elliot. Avec suffisamment de finesse, Daldry s’immisce dans le quotidien de ses petits héros, sympathiques et bourrés d’énergie, contourne les embûches du misérabilisme (la pauvreté des personnages n’est jamais soulignée) et de la légitimité (les acteurs “étrangers” sont cantonnés aux seconds rôles), et livre un film d’aventures aux multiples rebondissements. L’ensemble souffre de défauts notables, qu’il s’agisse des flash-forwards redondants ou d’une musique exténuante – pourtant signée Antonio Pinto (La Cité de Dieu) – et inadaptée au projet. Mais le film est surtout handicapé par son incapacité à trouver un équilibre qui lui soit propre, entre violence adulte et péripéties enfantines. Billy Elliot était à hauteur d’enfant et parvenait à faire coexister le point de vue de son jeune personnage avec celui du spectateur adulte. Or ici, en cherchant à reproduire la formule magique du Slumdog Millionaire de Danny Boyle, Daldry a fortement tendance à sacrifier la complexité au profit de l’efficacité brute. Le film, qui tend pourtant clairement vers le conte familial, ne s’engage jamais franchement dans cette voie et laisse donc, en fin de compte, un goût d’inachevé. _Mi.G.