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Fastlife

Premier long métrage en solo de Thomas Ngijol après le méga succès de Case départ, coréalisé avec Fabrice Éboué et Lionel Steketee, Fastlife est une “unsuccess story” branquignole mais extrêmement sympathique. Le côté “cash” de l’acteur, qui faisait déjà le sel du Crocodile du Botswanga, y est pour beaucoup : sprinter ayant gagné une fois, une seule fois, Franklin Ebagé est un grand gamin qui ne vit que pour le swag, le bling bling : dragueur, hâbleur, menteur, il fait de moins en moins illusion. Thomas Ngijol ne s’épargne aucun ridicule ; il est parfois drôle, pas toujours, mais il reste touchant. Car le personnage existe dans le regard de ses proches : sa femme (Karole Rocher, épatante comme souvent) et ses amis, Samir (Yazid Aït Hamoudi) et Lionel (Julien Boisselier). Le jour où ceux-ci lui disent “stop” et ne le regardent plus, il rentre au Cameroun. Ce retour aux sources a priori bien conventionnel donne lieu à une explication amusante sur le malentendu à l’origine du “don” de sprinteur de Franklin et à quelques beaux moments sur le rapport de l’Afrique à ses expatriés (et réciproquement). Dans un rôle totalement inattendu d’éleveur de poulets rockeur, Olivier Marchal (oui, oui) en fait joyeusement des tonnes. La présence du rappeur Kaaris, dans son propre rôle, est plus monolithique, mais ravira les fans. La sincérité du propos, l’évidence tranquille avec laquelle Ngijol installe le couple mixte Franklin/Pauline (l’alchimie entre les deux comédiens, ensemble à la ville comme à l’écran, est belle à voir), et quelques gags malins, font de cette fable pas si classique sur l’apparence et la réussite une comédie inégale mais attachante. _I.D.