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Face Of Love

Veuve, une femme retrouve l’amour grâce au… sosie de son défunt mari ! De ce canevas intriguant, flirtant avec le fantastique (s’agit-il d’une réincarnation ?) ou le drame psychologique (s’agit-il d’une névrose ?), Arie Posin (ancien scénariste dont le premier film, Generation Rx, est resté inédit en France) ne tire malheureusement qu’une bluette troisième âge, tartinée de bons sentiments sur la possibilité de surmonter un deuil. Évoquant Vertigo au détour d’un plan ou s’attardant à plusieurs reprises sur La Résurrection de Lazare de Rembrandt, le réalisateur affiche ses références, pour aussitôt les réduire à de simples citations. Rien, dans The Face of Love, ne vient questionner plus profondément le trouble de cet amour passé, vécu soudain au présent – c’est-à-dire, comme dans Vertigo justement, le désir obsessionnel de posséder à nouveau ce qui n’est plus. C’est que le film s’intéresse uniquement à l’amour, et pas du tout au trouble. La mise en scène, illustrative (accentuée par une bande-son qui n’est pas avare en violons) et insistante (notamment par l’emploi répétitif de flash-backs), joue ainsi sans originalité la partition de la romance contrariée (ils se rencontrent, s’aiment, mais doivent se séparer). Annette Bening a l’œil perpétuellement humide quand Ed Harris multiplie les sourires charmeurs. Tous deux se contentent de renvoyer l’image d’un couple crédible, sans jamais avoir l’air de se soucier de la crédibilité de leur propre personnage. Quant à Robin Williams, il se contente de jouer les utilités en voisin jaloux. Car la jalousie est certainement un sentiment trop dérangeant pour un film, certes d’honnête facture, mais n’ayant vocation qu’à célébrer l’insipide. _C.L.