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Eros Thérapie

L’érotisme, les jeux de séduction et les duperies calculatrices, Danièle Dubroux s’en est fait une spécialité. Dans LE JOURNAL DU SEDUCTEUR (1996) ou L’EXAMEN DE MINUIT (1998), elle aimait déjà perdre ses personnages dans les méandres de l’attirance sexuelle, sur laquelle planait toujours le risque de la mort. Ici, la réalisatrice construit très clairement son film autour de ces deux pulsions, Eros et Thanatos. Ainsi, ses quatre personnages principaux jouent-ils avec la mort pour trouver l’amour. C’est surtout Bruno qui initie Catherine aux joies de la pulsion destructrice comme ultime moyen de découvrir sa vraie pulsion libidinale (finalement hétérosexuelle pour le plus grand bonheur de Bruno). Adam, lui, reste somme toute assez passif, puisqu’il a été incapable de mettre son suicide à exécution. Il erre donc, tel un fantôme, dans la maison de ses anciennes amours, dans l’attente que sa femme lui revienne. Quant à ladite femme, Agnès, elle fait les frais de ces stratagèmes, mais finit par y trouver son compte. De cet imbroglio où les hommes s’échinent à conquérir le cœur de leurs belles, Dubroux livre quelques savoureuses réflexions sur l’amour et ses contrariétés. Ainsi, l’adultère est présenté comme un « mal nécessaire » pour enrayer l’inéluctable schéma amoureux : séduction – possession – destruction ! Discutable, mais l’effet comique est efficace. Hélas, à trop vouloir en dire, et de façon trop alambiquée, l’auteur finit par lasser le spectateur et poursuit seule sa démonstration.Ch.R.