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Edi

Avec son premier film, qui a été un succès dans de nombreux festivals, Trzaskalski a tenté de représenter la situation socio-économique actuelle de la Pologne. Mais si EDI montre une image troublante de la société post-communiste, Trzaskalski a pourtant voulu s’éloigner du drame social classique en donnant à son récit des allures de conte. La bonté simple des deux SDF s’oppose donc à la cruauté des frères mafiosi, qui séquestrent leur « Princesse » dans un sombre appartement faisant office de donjon. À partir d’un sujet proche, Kaurismäki avait réussi à faire de L’HOMME SANS PASSÉ une fable onirique, originale et chaleureuse. EDI, se voulant aussi poétique, en reste pourtant loin : le récit sans surprise ne décolle pas, les valeurs portées par les personnages (l’amitié, le sacrifice, la rédemption…) sont trop grossièrement appuyées et les rôles secondaires manquent d’épaisseur (J. Lenartowicz et G. Stelmaszewski, sans originalité, sont plus ridicules qu’effrayants et A. Kisio décore sans apporter l’ambiguïté que le personnage supposait). Dans ce film très inégal, quelques belles scènes se détachent tout de même, grâce à l’interprétation crédible et sensible de H. Golebiewski. Il réussit à sublimer son rôle risqué d’homme bon, prêt à se sacrifier. Il reste enfin une prometteuse maîtrise de l’image et une description toujours nécessaire de la misère des pays développés. Les scènes les plus réussies sont effectivement celles représentant la vie quotidienne de Edi et Jureczek.A.B.