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Divergente

Adaptation du best-seller éponyme de Veronica Roth, roman pour adolescents en lequel le studio Lionsgate a vu l’opportunité de lancer une nouvelle franchise, Divergente déroule un programme sans surprise : un monde post-apocalyptique et une héroïne qui connaîtra la perte d’êtres chers, mais rencontrera l’amour. À quoi s’ajoute une thématique, convenue elle aussi, qui s’articule autour de la nécessité du libre-arbitre. Il s’ensuit une galerie de personnages étrangers à toute forme de dilemme, du méchant qui, sans explication, devient gentil, à la grande méchante (Kate Winslet !) qui, elle, s’avère être vraiment très méchante… Le couple de héros, hélas, n’est guère plus convaincant. Lui tente vainement d’occuper l’écran avec ses airs de chanteur à minettes. Elle (Shailene Woodley, vue dans The Descendants et White Bird, et qui a ici le mérite de jouer sa partition avec sérieux), est jeune et, dans cette société divisée en castes, tient à faire partie de celle des Audacieux, ces jeunes fous tout habillés de noir, arborant tatouages et piercings et sautillant partout comme des cabris sous cocaïne. Malgré un budget confortable, Neil Burger (pourtant auteur du ludique Limitless) ne parvient qu’à livrer un divertissement impersonnel et se montre impropre à s’approprier un canevas en tous points conventionnel. Car Divergente s’adresse exclusivement à un public adolescent friant de dystopies inquiétantes (Hunger Games) et où les adultes n’ont pas toujours leur place (Le Labyrinthe) : le film se glisse aisément dans ce genre, sans faire preuve de la moindre imagination. À en croire les producteurs, adolescent rime donc avec inconsistant… _P-J.M.