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Des Étoiles

Premier long métrage de Dyana Gaye, Des étoiles s’attache aux pérégrinations de trois jeunes Sénégalais, mûs chacun par une problématique singulière : un retour aux origines pour Thierno, la recherche de son mari pour Sophie, la quête d’un travail pour Abdoulaye. Trois lieux, trois atmosphères : Turin où l’on étouffe, New York où l’on erre et Dakar où, enfin, l’on vit et respire. Sobre, jamais didactique, le scénario dépeint la précarité d’exilés emblématiques de toutes les victimes du mythe de l’Eldorado, pensant trouver accueil et vie meilleure en Occident. Quelques scènes émergent du lot – une nuit passée auprès d’un vagabond pour Abdoulaye ; le regard pétillant porté par Thierno sur le Sénégal – sans toujours parvenir à donner corps à un film où l’émotion, hélas, n’affleure que rarement… Car, malgré des intentions éminemment louables, la réalisatrice, qui a coécrit le film avec une scénariste professionnelle, rend une copie parfois trop sage, à laquelle fait défaut un soupçon de singularité. Des étoiles évite néanmoins l’écueil du misérabilisme, par la bienveillance de son regard et la fluidité avec laquelle s’agrègent les trois récits. On pourra certes trouver que le film pèche par excès de pointillisme ; que, pour chercher à ne pas s’appesantir, il lui manque parfois de s’attarder sur l’une ou l’autre des situations, l’un ou l’autre des personnages. C’est sans doute au Sénégal que le film s’aère le plus et tire le mieux parti de son cadre, celui d’une ville (Dakar) chatoyante, plus vivante, plus souriante que les autres lieux du film, ce qui témoigne, en tout état de cause, d’une ironie paradoxale. _P-J.M.