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Dernier Diamant

Un diamant très, très onéreux, un cambrioleur réputé dans le milieu, une jolie commissaire de vente dépassée par les enjeux, et une rocambolesque intrigue à tiroirs constituent les ingrédients de ce nouveau polar d’Éric Barbier (Le Serpent, 2006). Ainsi Le Dernier diamant brouille-t-il les pistes du film de casse traditionnel – catégorie où Ocean’s Eleven fait désormais office de mètre étalon – pour flouer tous ses personnages et, autant en profiter, le spectateur. Sans dévoiler l’intrigue, voici une comédie policière qui change radicalement de ton en milieu de film pour verser dans un thriller plus sombre et chambouler tous les acquis. Un joli pied de nez ou une (fausse) bonne idée, selon les attentes de chacun, mais au final un scénario bien ficelé qui ne s’épuise que vers la fin, plus banale et assez facile. Il n’empêche, ce Dernier diamant s’appuie sur une mise en scène élégante et efficace, un scénario qui multiplie les surprises et surtout un duo d’acteurs – pourtant guetté au tournant – convaincants. Inutile d’espérer néanmoins quelque portrait psychologique que ce soit, ce n’est pas le propos. Forte du succès de The Artist, Bérénice Bejo assure le boulot mais c’est surtout à Yvan Attal qu’il convient de jeter des fleurs. Cet habitué du polar s’amuse visiblement comme un petit fou à se glisser tour à tour dans le costume du taulard en conditionnelle, d’Arsène Lupin, ou encore du mâle secourable qui, l’air grave, offre une épaule compatissante sur laquelle la jeune femme éplorée peut poser la tête. Duo de vedettes remarquablement soutenu par des seconds rôles bien campés (J-F. Stévenin, J. Spiesser…) et l’apparition surprenante d’Annie Cordy en cliente d’hôtel. _M.Q.