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De-lovely

Présenté en clôture de Cannes, DE-LOVELY promettait d’être un joyeux événement. Hélas, ce film qu’on nous annonçait comme un pétillant champagne s’avéra ressembler beaucoup plus à un mousseux éventé. En effet, Irwin Winkler, auteur des oubliables PREMIER REGARD et TRAQUE SUR INTERNET, est visiblement très pro… mais sans doute trop. Son film s’inscrit dans la grande tradition des biopics hollywoodiens : il faut arrondir les angles pour bien présenter. En l’occurrence, on se retrouve là face à une histoire d’amour aseptisée et les personnages de Cole et Linda n’étant que l’ombre d’eux–mêmes, ils deviennent peu à peu étrangers au public. Affublée d’un rôle ingrat et mal écrit, A. Judd est condamnée à jouer une Linda très fade et peu crédible. On assiste presque à une déshumanisation des personnages, tant l’ambiance semble totalement calculée pour générer une émotion passablement artificielle. À cette froideur générale vient se heurter le répertoire de Porter : une pléiade de chansons entraînantes et vivantes sur l’amour. La série d’invités de marque de tous bords (de R. Williams à D. Krall en passant par L. Fabian !) aurait pu achever de donner au film son statut de « musical » indémodable, si le côté « beau produit » ne s’acharnait pas à bannir toute vraie émotion. C’est bien dommage, car le scénario, sans être follement original, est basé sur une idée sympathique : le mystérieux Gabe remet en scène les moments-clés de la vie de Cole. Mais à quelle fin ? L’idée restera inexploitée…Mi.G.