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De L’autre Côté Du Mur

Si les méfaits de la Stasi, que l’on voyait exposés notamment dans La Vie des Autres, sont de notoriété publique, De l’autre côté du mur a le mérite de mettre en lumière une autre vérité : côté RFA, ce n’était pas idyllique non plus, l’enfer bureaucratique ne semblant l’apanage d’aucune patrie. Une femme, Nelly, et son fils Alexeï, passent à l’Ouest. De prime abord, ils sont arrivés en terre d’abondance : Alexeï ramasse une canette de Coca-Cola vide dans un caniveau, et peut-être faut-il y voir un vestige du passage de MacNamara, ambassadeur de la marque chez Billy Wilder (Un, deux, trois). On offre à Nelly un toit, des bons d’approvisionnement, de l’argent. Mais bien vite, le paradis supposé prend des allures kafkaïennes. Les complications se font jour dès lors qu’elle veut obtenir ses papiers, sésame lui permettant de louer une maison et de trouver un travail. On lui reproche son passé avec Vassili, apparemment défunt mais soupçonné d’avoir simulé sa mort. Elle doit sans cesse, chaque jour, répondre aux mêmes questions… Se justifier, encore et encore. On pense au Procès de Kafka, et plus particulièrement à la parabole de la Loi, avec pour sentinelle postée devant la porte un agent de la CIA, John Bird (Jacky Ido, parfait). Mais Nelly, bien qu’amenée à lutter contre une paranoïa dévorante, tient bon, portée par l’amour qu’elle a pour son fils (le tandem que forment Jördis Triebel – révélation du film – et Tristan Göbel fonctionne à merveille). De l’autre côté du mur bénéficie d’une mise en scène soignée et efficace et n’est jamais trahi par son scénario, qui démontre les mêmes qualités. Un film sobre, qui témoigne simplement d’une douce sensibilité. _P-J.M.