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Dans Le Rouge Du Couchant

Film sur l’exil, le déracinement et la quête identitaire, DANS LE ROUGE DU COUCHANT de l’écrivain-cinéaste E. Cozarinsky tente de nous faire partager le destin croisé de trois personnages dont le présent est hanté par leur vie passée à Buenos-Aires. Le film ne fait que tenter car, à quelques exceptions près, jamais il ne trouve le moyen pour que nous nous identifiions à l’exil parisien de ses protagonistes. Malgré les intentions intimistes de la caméra de Cozarinsky, ces derniers nous demeurent complètement étrangers, comme figés ou formatés dans une littéralité qui ne décolle que rarement vers le langage et l’émotion cinématographiques. Censé épouser le mouvement de l’imaginaire, le film manque cruellement de rythme. DANS LE ROUGE DU COUCHANT est un film-étirement, c’est-à-dire un film dont pratiquement toutes les scènes s’étirent sans raison apparente jusqu’à ce que l’ennui les dévore. Heureusement, cet ennui lancinant s’efface parfois pour laisser place à quelques moments de grâce portés par les interprétations justes, même si un peu constipées, de M. Paredes, égérie de P. Amoldóvar (TALONS AIGUILLES, TOUT SUR MA MÈRE) et du très taciturne F. Atkine. D’emblée oublions B. Putzulu, exécrable et horripilant jusque dans ses intonations de voix. Le film comporte donc beaucoup de ratés pour peu de réussites et on voit mal, à moins d’être personnellement concerné par la ville de Buenos-Aires – et encore, car on imagine cette ville franchement plus bouillonnante -, comment il pourrait éviter l’indifférence et l’assoupissement de son éventuel public.J.N.