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Cold In July

Après trois films d’épouvante, Jim Mickle change son fusil d’épaule. Il livre ainsi un polar à la sauce 80’s où un père de famille se voit, malgré lui, confronté à un monde de violence et de corruption, après avoir abattu un cambrioleur. Après son triomphe dans la série Dexter, Michael C. Hall chausse une nouvelle fois les gants d’un justicier (ici, certes, plus timoré). Mais l’acteur n’a toujours que deux, voire trois expressions à sa disposition. Le film emprunte aussi bien à John Carpenter (pour son esthétique froide et soignée, mais aussi pour sa bande-son électronique) qu’à David Cronenberg (difficile de ne pas penser à l’excellent A History of Violence), voire même aux frères Coen par instants. La première moitié, très réussie, met donc en scène un gentil péquenot à chemisette, moustache et nuque longue, aux prises avec la pernicieuse morale du pays de l’Oncle Sam : le deuxième amendement, la légitime défense, ou lorsque tuer fait de vous un homme, surtout si c’est pour protéger la sacro-sainte famille américaine. Mais, comme il est écrit dans la Genèse : “Celui qui fait couler le sang d’un être humain, un autre humain fera couler son sang”. L’ennui, c’est qu’après ce départ à la tension captivante, Cold in July, désireux de multiplier les effets de surprise, s’effondre en allant se perdre sur la voie d’un vulgaire “shoot’em up” et ce, dès que le très cabot Don Johnson apparaît à l’écran. Car dès lors les thèmes initiaux et l’aspect dramatique sont totalement abandonnés. Place à une histoire de vengeance aux faux airs de tragédie, qui vire vite à l’absurde. Après nous avoir bien chauffé, Cold in July nous laisse finalement de glace. _G.A.