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Clochette Et La Fée Pirate

Ce n’est pas la première fois que Clochette fait des siennes. Clochette et la Fée Pirate est en effet le sixième volet de la franchise Disney Fairies, estampillée Walt Disney. Sous forme de livres d’abord, puis de comics, la série s’est étendue, à compter de 2008, aux films d’animation. Depuis, ceux-ci s’enchaînent, sous toutes les déclinaisons possibles et imaginables (Clochette et la Pierre de Lune, Clochette et le Tournoi des fées…) et, après avoir été cantonnés à une exploitation vidéo, sortent maintenant au cinéma. Ajoutons à cela des produits dérivés en pagaille, et l’on comprendra que Disney Fairies n’est rien d’autre qu’une colossale entreprise de marketing à destination des fillettes de 6 à 10 ans. Ainsi les fées n’y font-elles qu’illustrer chacune un cliché (la bricoleuse, la rebelle, la superficielle, l’amie des animaux…), dans l’unique objectif d’atteindre une cible : chaque fillette, en effet, doit ainsi pouvoir s’identifier à un personnage. Cela suffit-il à faire un film ? Évidemment non. Même si les productions Disney peuvent toutes s’envisager – notamment – sous l’angle de leur stratégie marketing, celle-ci semble un modèle de vacuité scénaristique et esthétique, où la qualité du dessin a cédé le pas face à une 3D brouillonne. Qu’en est-il, ainsi, du pays imaginaire de Peter Pan ? Les innombrables références au classique d’origine (le crocodile, le Capitaine Crochet) ne sauraient compenser la médiocrité du film et finissent, de surcroît, par devenir agaçants. Le jeune âge du public visé constitue-t-il une excuse suffisante pour l’indigence conjuguée de la forme et du propos ? Décidément, les studios Disney sont capables du meilleur comme du pire. _D.C.