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Chemin

Après une carrière à la télévision et dans la publicité, Luciano Moura s’est entouré, pour ce premier film de fiction, du réalisateur de La Cité de Dieu, Fernando Meirelles, qui fait ici fonction de producteur, et de l’acteur Wagner Moura (aucun lien de parenté), vu dans Favelas. Cet attelage pourrait être propre à donner un peu de visibilité à un cinéma brésilien essentiellement connu de nos jours pour les œuvres de Walter Salles. Mais, hélas, le film ne semble pas tout à fait abouti. Le début est pourtant prometteur. Le réalisateur parvient, de manière juste et intense, à saisir l’essence d’une relation sentimentale au moment de sa rupture, à témoigner des bassesses et des tensions qui s’ensuivent, à rendre palpable la résurgence fugitive du désir. Mais à la suite de ce prologue, d’une grande efficacité et d’une richesse séduisante, le film emprunte le chemin plus balisé du road-movie initiatique, périple tout à la fois mouvementé et prosaïque, au terme duquel un homme va prendre conscience des vraies valeurs de la vie. Et sans doute est-ce là la maladresse du film qui, de manière un peu trop artificielle, additionne – comme autant d’épreuves personnelles chargées de le révéler à lui-même – les obstacles que Theo va devoir surmonter. De surcroît, le procédé est d’autant plus voyant que chacune des rencontres faites par le personnage principal est provoquée par un événement tout à fait improbable, comme la fugue équestre de Pedro. Le tout est emballé dans une mise en images si léchée que l’on pourrait confondre le film avec une publicité pour Air France ! Finalement on ne ressort qu’avec l’impression d’avoir participé à un beau voyage organisé à travers le Brésil. Dépaysant, mais paisible… _R.T.