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Charlie Countryman

Le visage ensanglanté, suspendu dans le vide par les pieds : dès la scène d’exposition il est clair que le dénommé Charlie Countryman va vivre une histoire violente et renversante. Ce loser au grand cœur, reçu à son baccalauréat poisse avec mention, se retrouve mêlé, bien malgré lui, à une sombre affaire. Rien de bien nouveau dans cette recette, certes, mais les premières minutes nous font pourtant espérer plus d’originalité. Shia LaBeouf campe avec brio un personnage attachant et la veste en jean de Charlie lui va comme un gant. De plus, comme c’est un romantique à l’imagination fertile, le film recèle une dimension surréaliste, à la fois tendre et onirique. Et, comme c’est aussi un gaffeur n’ayant pas la langue dans sa poche, qui rencontre le plus souvent des personnages hors du commun, l’histoire est également souvent drôle et délirante. Mais Charlie finit, hélas, par se prendre les pieds dans le tapis (quoi de plus logique pour un p’tit gars maladroit, me direz-vous…). La faute à un scénario au souffle court et, surtout, à une mise en scène tape-à-l’oeil. En effet, le réalisateur (son nom est Bond, Fredrik Bond) vient de la pub et du clip, et son style s’en ressent. Comme on sucrerait à outrance un gâteau par peur de la fadeur, il surdose son premier long métrage en effets de toutes sortes (ralentis, shaky-cam, lumières saturées, techno à fond). Le film est alors dans une surenchère permanente, confondant souvent rythme et hystérie. Disparate et inaboutie, cette série B, agréable malgré tout, vaut surtout pour ses acteurs : Mads Mikkelsen, parfait en gangster jaloux, la belle Evan Rachel Wood, ou les apparitions de Vincent D’Onofrio et Melissa Leo. C’est peu, mais c’est déjà ça. _G.A.