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Chant De La Mer

Le premier film de Tomm Moore, Brendan et le secret de Kells, reposait sur une histoire originale composée d’enluminures qui, une fois animées, formaient comme une porte d’entrée vers le monde merveilleux des légendes. Le style faisait écho, dans son aspect ornemental foisonnant, à celui de Kirikou et la sorcière. Les deux films avaient en commun les producteurs Les Armateurs et une forte singularité. Est-ce dû au changement de producteur ou au scénario, un peu alambiqué ? Le Chant de la mer, second film du réalisateur irlandais, ne prétend pas à la même perfection. Toujours en 2D, il a gardé son style graphique, par moments grandiose – notamment dans l’antre chevelue du grand Chanaki, celui qui protège les histoires – mais, ailleurs, plus commun. Inspiré par des légendes celtiques, le récit conduit un frère et une sœur dans une quête entre le monde réel et un autre univers, mythologique et merveilleux – le frère appartenant au monde réel et la sœur à celui des légendes. Mère et fille font le lien entre les mondes, à l’aide d’objets magiques ; un coquillage, un manteau, des chansons… Le père et la grand-mère, bloqués par leur souffrance, ont un double mythologique et il appartiendra aux enfants de les libérer. Finalement, Tomm Moore s’est lancé dans une histoire très “miyazakienne”, qui manque de clarté. Car, au fond, le film évoque le lien entre le monde des vivants et celui des morts, ce que vient confirmer une allusion à Halloween et une chanson écrite et interprétée par Nolwenn Leroy. Argument commercial ou lacrymal ? Malgré ces maladresses, Le Chant de la mer reste un beau film d’auteur, poétique et émouvant. _G.T.